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Le syndrome métabolique

5 janvier 2013 0 Comments

Le syndrome métabolique ou syndrome X

Définition du syndrome métabolique

Le syndrome métabolique est un indicateur prédictif du risque cardiovasculaire, est une notion qui fait son chemin dans le monde scientifique et médical compte tenu du rôle clé qu’il joue dans la cascade métabolique à l’origine du développement des complications cardiovasculaires. Il constitue en effet une étape intermédiaire du continuum pathologique qui s’exerce entre l’accumulation de graisse viscérale et le développement d’une athéromatose. On estime par ailleurs que plus de 8o% des patients souffrant de diabète de type II sont obèses et qu’avant d’être diabétiques ils ont probablement présenté dans le décours de la maladie un syndrome métabolique. Il est donc capital de pouvoir le repérer à temps afin d’enrayer les processus qui lui font suite..

Aux Etats-Unis, près de la moitié de la population âgée de plus de 50 ans est atteinte de syndrome métabolique. Et plus d’un américain sur quatre, toutes tranches d’âge confondues, est atteint de syndrome métabolique ! La proportion d’européen atteints est actuellement de 10% à 15 %, mais elle ne fait que croître et l’on peut craindre une évolution similaire à celle de l’Amérique du Nord si des mesures énergiques ne sont pas prises.

Les critères selon la classification IDF :

· Obésité abdominale : tour de taille de max. 94 cm chez l’homme et de 80 cm chez la femme.
· Taux de triglycérides sanguins supérieurs ou égaux à 150 mg/dl.
· Taux de HDL abaissé, inférieur à 40 mg/dl chez l’homme, et inférieur à 50 mg/dl chez la femme.
· Pression artérielle supérieure ou égale à 130 mm Hg pour la systolique et supérieure ou égale à 85 mm Hg pour la diastolique, hors traitement.
· Glycémie à jeun supérieure ou égale à 100 mg/dl

Pour affirmer la présence d’un syndrome métabolique, il suffit que trois de ces cinq critères soient présents.

Les coupables sont à chercher du côté de la masse des adipocytes viscéraux : ceux-ci se comportent comme de véritables glandes endocrines, car ils produisent des cytokines qui seront libérées dans la circulation sous forme d’interleukines comme la fameuse TNF alpha. Ces cytokines vont, à leur tour, inhiber l’effet de l’insuline au niveau, entre autres, des récepteurs et bloquer la sécrétion de l’adiponectine, la légendaire « hormone de jouvence ». C’est ce déséquilibre entre les productions des hormones toxiques et favorables qui va entraîner non seulement la lipolyse, mais encore la résistance à l’insuline et un hypersensibilité du tissu adipeux viscéral aux catécholamines.

De ces phénomènes hormonaux vont découler trois conséquences fâcheuses :

1. Une libération des acides gras « glucotoxiques », qui vont, entre autres, bloquer la captation du glucose au niveau musculaire. Ces acides gras vont ensuite migrer vers les cellules bêta des îlots de Langerhans et diminuer la production d’insuline. A l’hyper-insulinémie du début succédera une hypo-insulinémie.
2. Ces acides gras se révéleront« hépatotoxiques » et vont entraîner le patient vers une stéatose hépatique souvent résumés par l’acronyme NASH (Non Alcoholic Steatosis Hepatic).
3. Une modification du profil lipidique, avec
· hausse majeure de la production de VLDL
· hausse de la production de triglycérides
· diminution de la production de HDL cholestérol.
Les interaction de toutes ces particules dans le sang vont entraîner la formation de LDL petites et denses, particulièrement dangereuses pour la genèse de l’athéromatose, et qui passent facilement la barrière endothéliale.

Approche thérapeutique :

1. Des mesures hygiéno-diététiques, à savoir un régime alimentaire adapté associé à de l’activité physique de trois heures par semaine, au minimum.
2. La prescription de biguanidines. Ces produits agissent sur la production d’AMPK au niveau hépatique, tout comme l’activité physique, d’ailleurs.
3. Les glitazones sont tout à fait indiqués pour le traitement du syndrome métabolique.

Le syndrome métabolique chez les diabétiques

Pour rappel, le syndrome métabolique est à différencier du diabète, même si de nombreux diabétiques de type II sont atteints aussi d’un syndrome métabolique.

L’étude STENO II (2005) a enrôlé des diabétiques de type 2 afin de déterminer quelle stratégie se révélerait la plus efficace pour limiter au maximum l’impact de la macro-angiopathie. Il est ressorti de cette publication que, dans le groupe des patients traités par une approche globale, qui visait à :
· faire tomber la tension artérielle sous 130/80 mm Hg
· atteindre des valeurs maximales de cholestérol de 180 mg/dl
· arriver à des valeurs de triglycérides inférieures à 150 mg/dl
· traiter l’hyperhomocystéinémie si elle est présente
· prescrire systématiquement un inhibiteur de l’enzyme de conversion
· accéder à des valeurs d’hémoglobine glycosylée inférieure à 7 %
· prescrire de l’aspirine à faible dose à titre préventif,
les évolutions vers la macro-angiopathie étaient réduites de moitié par rapport au groupe traité conventionnellement.

 

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