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Les régimes hyperprotéinés

6 janvier 2013 0 Comments

Régimes hyperprotéinés

Le régime hyperprotéiné ou cétogène est basé sur l’éviction partielle ou totale des glucides, à laquelle s’ajoute fréquemment une diminution de la consommation des graisses visibles. Les apports énergétiques s’en trouvent diminués, ce qui conduit à une perte de poids plus ou moins rapide selon la diminution de l’apport calorique. Le but de ce type de régime est de puiser dans les réserves de graisses tout en préservant la masse musculaire. L’alimentation normale est remplacée par des substituts de repas riches en protéines. Certains régimes fournissent les protéines via l’alimentation plutôt que par des substituts de repas.

Les régimes hyperprotéinés ont un effet satiétogène plus élevé.  Les mécanismes qui génèrent une satiété plus longue ont été mis en évidence par l’équipe du Dr Mithieux en 2005 et 2012 (voir article sur les protéines). C’est effet de satiété diminue avec le temps car le récepteur µ-opioïde est trop sollicité et ne répond alors plus.

L’apport protéinique indispensable au maintien de la masse musculaire est d’environ 80 g/ jour.

Mécanisme de la cétose

cétose

cétose

Les régimes protéinés reproduisent une situation de jeûne prolongé où la lipolyse entraîne une libération d’acides gras qui fournissent l’énergie à l’organisme. Le glucose est fourni par néoglucogenèse et par petite quantité par les substituts de repas.

Les glucides représentent la principale source d’énergie de notre organisme. Notre cerveau dépend même exclusivement de l’approvisionnement en glucides (principalement en glucose). Lorsque l’apport énergétique est fortement limité et/ou la consommation de glucides fortement diminuée, le corps est contraint de puiser dans les réserves de graisses et de protéines pour couvrir ses besoins en énergie. Les graisses sont alors dégradées en acides gras puis en corps cétoniques, ceux-ci étant mis à disposition comme pourvoyeurs d’énergie. Même notre cerveau peut, après 48 h environ, couvrir une partie de ses besoins en glucose grâce aux corps cétoniques.

Inconvénients de ce type de régime

Les régimes hyperprotéiques non hypocaloriques induisent des apports qui dépassent la limite supérieure des apports considérés comme satisfaisants (2,2 g/kg/j).

L’éviction des glucides comporte des risques non négligeables: elle induit principalement une fatigue musculaire et cérébrale liée au déficit de combustibles glucidiques. Elle s’accompagne également d’un risque de carence en magnésium et en oligo-éléments (principalement le cuivre et manganèse).

Ces régimes cétogènes s’accompagnent souvent d’une consommation trop importante de protéines (viande, poisson) qui acidifie l’organisme.

A retenir

Ces régimes cétogènes
·sont monotones et ne permettent pas d’éducation nutritionnelle;
·provoquent une fatigue cérébrale et musculaire;
·présentent un risque de carence en certains micro-nutriments (magnésium, cuivre, manganèse)

Contre-indication des régimes hyperprotéinés

Contre-indications absolues
• En cas d’insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque
• En cas d’infarctus récent (- 1 an)
• En cas de diabète insulino-dépendant
• En cas de grossesse et l’allaitement

Contre-indications relatives
• En cas de traitement diurétique ou corticoïde
• En période de croissance ou chez le sujet âgé
• En cas de dépression
• En cas de troubles du comportement alimentaire

Notre avis

Les régimes hyperprotéinés ne sont efficaces qu’à court terme

 

 

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